Ce refuge du Puy-de-Dôme accueille plus de 280 ânes sauvés de mauvais traitements
Brigitte Bardot, récemment disparue, avait accepté en 2003 de devenir la marraine du refuge pour ânes Adada, à Ambert. Ce dernier a depuis accueilli 1.600 ânes, sauvés des maltraitances de leurs propriétaires. Il continue son engagement au service de nos amis aux longues oreilles, en toute passion et toute discrétion.
« Quand on pense “protection des animaux”, on pense souvent SPA, 30 Millions d’amis ou Fondation Brigitte Bardot. Mais il n’y a pas qu’elles ! » Moins connu du grand public, le refuge Adada (association nationale des amis des ânes), à Ambert, veille depuis plus de vingt ans sur des animaux aussi appréciés que caricaturés : les ânes. Au fil du temps, l’association créée en 1968 par Raymond Boissy, en Corrèze, s’est muée en refuge en 2003, sous l’impulsion de sa présidente actuelle, Marinette Panabière.
Aujourd’hui basé à Ambert, il accueille 286 ânes et emploie une quinzaine de personnes, des soigneurs aux techniciens en passant par le personnel administratif. « C’est une véritable entreprise, avec les mêmes obligations, mais pas les mêmes avantages car nous n’avons aucun revenu », décrit Marinette Panabière.
Et le travail fourni est « énorme ». Lundi 5 janvier, lorsque la présidente nous ouvre la porte du refuge, elle est au téléphone. « C’était un monsieur dont le père, âgé, a un âne dont il ne peut plus s’occuper », nous explique-t-elle en raccrochant. À peine quelques minutes plus tard, la sonnerie retentit à nouveau, sans déclencher la moindre réaction parmi les nombreux félins qui gravitent autour de Marinette Panabière. « Cette fois, c’était les gendarmes », soupire-t-elle. Cinq ânes auraient besoin d’un placement.
286 ânes accueillis sur 90 hectares
C’est comme ça à Adada : ça ne s’arrête jamais. Chaque jour, de nouveaux équidés en détresse, abandonnés ou maltraités, ont besoin qu’on leur tende la main. « Nous sommes la plus vieille association nationale de défense et de protection de l’âne reconnue d’utilité publique et d’intérêt général », explique la présidente. Ses pensionnaires lui sont confiés soit par des particuliers, soit par les municipalités ou les forces de l’ordre.
Après avoir été examinés par un vétérinaire pour évaluer leurs besoins, les équidés sont répartis dans les 53 prés de l’association.












